Je continue à dire et à penser que tant qu’on n’aura pas le courage politique de remettre en cause le système financier international tel qu'il a été conçu par les héritiers de l'ancien régime sous la forme d'une imposture démocratique, on ne fera que mettre des pansements sur des jambes de bois.
Bien sûr, une telle approche semble suicidaire au premier abord, et il est certain que ce n'est pas une promenade de santé, mais ce qui se profile sera pire encore si rien n'est fait rapidement pour ajuster le tir et redonner à l'économie la place et la structure adapté aux objectifs qui sont les siens.
Finalement le problème est semblable à celui de l'esperanto où l'on fait tout pour en refuser le développement en arguant (narguant?) sur me multilinguisme et le culturel (tu parles!). Pour la finance, on ballade tout le monde avec l'emploi et le chômage, la rentabilité et la concurrence, le profit et les intérêts... etc, alors que le problème fondamental est ailleurs.
Car tout cela sert surtout à détourner l'attention du vrai sujet, celui du contrôle illégitime de "l'ingénierie de la monnaie" par un clan qui ne respecte même pas les règles qu'il édicte et considère l'Humanité comme sa dépendance. Il est donc impossible de concéder à un tel esprit de malveillance un quelconque crédit ... par ici la monnaie? Voyez plutôt !
Commençons par une conclusion, celle de Platon : "il n’y a qu’une seule bonne monnaie, la pensée" … ça c’est bien pensé ! Pas de la monnaie de singe à la mode sophiste, au service du bon désordre économique. Car l’argent, ce n’est pas que du temps, c’est aussi du sang.
Si Coluche nous rappelle que "les riches sont de pauvres gens qui n’ont que de l’argent", l’ancêtre des Rothschild lui, se vante : "je me moque de qui fait la loi si j'ai le pouvoir sur l'argent". Bingo, une dynastie qui règne toujours en maître ! On trouve dès le 16° siècle une lettre de Jacob Függer qui invite Charles Quint à ne pas oublier qu’il est empereur grâce à lui. Symbiose pathologique entre fer et argent, militarisme et finance, tout en goupille.
Ni bénie ni bénine en tout cas pour le commun des mortels qui subit éternellement la dictature des intérêts et de l’impôt, et survit à une loi d’airain sans partage. Certes l’habillage est bourgeois et la machine infernale, mais il suffit de gratter un peu pour en saisir l’infamie, et comprendre que la démocratie est bannie de cet univers du contrôle social. Pas d’arbitrage vrai dans ce jeu mortel où les Etats cèdent la souveraineté à des cartels enivrés.
A défaut de rentrer dans les détails, une petite escapade dans les arcanes du système laisse perplexe, tellement la ficelle est usée et le citoyen soumis, alors pourquoi se gêner ? Bien sûr, c’est là que se joue l’ultime rapport de force, c’est Capital, et ça ne pardonne pas, si t’en a pas t’existes pas! La mainmise sur la monnaie donne le pouvoir de la guerre qui maintient les populations en dépendance par l’angoisse et l’ignorance. L’émergence des implants RFID parachève ce grand œuvre d’une société de consommation.
C’est en 1913 aux USA que succombe la Réserve Fédérale, annonçant l’effondrement européen de 14-18, et le "montage" de la révolution russe. Le coup de grâce monétaire est alors déguisé en crise de 29 tandis que le nazisme, cousu par la main invisible du marché, donne le change au mythe de la démocratie. Nouveaux dogmes et nouveaux croque-mitaines, l’important c’est d’y croire et de le faire croire. On investit dans les médias pour investir les esprits, et le tour est joué, à l’image de celui du 11 septembre. Et tout le reste, suivez le mode d’emploi !
Mais contrairement à toute attente, ces trois petites tours là ne veulent pas s’en aller, et ce 9 septembre 2007 à Bruxelles, une première manifestation pour la vérité sur les évènements de 2001 bat le pavé. Une marche pour la vérité et la vérité en marche. Le sacrifice du WTC, temple des affaires mondiales est un coup de poker au goût d’échec. Pas question de reculer, la fuite en avant qui sert d’idéologie colmate sa bourse pour ne pas perdre son crédit. Mèche courte ou mèche longue? Par ici la monnaie et bien le bonjour à la City !
Christian Garino, président d’honneur d’Europe-liberté
Il convient, maintenant que la démocratie a su montrer son visage, de clarifier cet aspect de "l'ingénierie financière" et d'exiger à terme une transparence au moins aussi grande que celle qui est sensée prévaloir lors d'un suffrage dans les Etats de droit. Pour cela la première étape est de constituer un espace de connaissance publique en mesure de former le plus grand nombre d'esprits à cette discipline. Un sage indien disait récemment "à notre époque, les yogis devraient être des économistes" ..
Les mouvements alternatifs comme ATTAC ont aussi entrepris ce travail mais il faut aller plus loin et plus vite sur cette question primordiale. Le récent livre de Marie-Louise Duboin aux éditions du Sextan constitue justement une excellente entrée en matière. Une importante littérature existe, mais il faut en rendre les concepts majeurs accessibles au plus
grand nombre sans vulgarisation excessive afin de lutter efficacement contre ceux qui feront tout pour endiguer cette émergence. C'est donc l'un des objectifs d'Eùrope-Liberté qui cet article se veut à la fois inaugural et fédérateur.
Kristian Garino

